je vais essayer d'être claire mais ce n'est pas évident, je suis à la base une infirmière plutôt technique ayant fait beaucoup de réanimation, mais qui accordait beaucoup d'importance au toucher lors des soins, il est vrai qu’au début je fuyais un peu le relationnel, sûrement par manque de confiance en moi...

L’Amour m'a porté bien loin de Toulouse ma ville natale, mais aussi de mes amis et de ma famille....
Paris, nouveau travail , moins prestigieux la chirurgie uro-digestive, et alors ! Figurez-vous que le relationnel et bien il me manquait ! Fini les chefs de service ironique et à la limite du respectueux pour qui n’est pas du milieu réanimation ( je vais vous dire un secret en réanimation les infirmiers ils sont pas meilleurs surtout en début de carrière et en fin !!! Que dans les autres services…), j’ai travaillé dur, j’ai beaucoup donné et accompagné beaucoup de personne dans la fin de leur vie, la vie la mort la souffrance la douleur la solitude la peur l’angoisse la tristesse les familles…. Les rires aussi et les sourires… les merci… les chocolats sur les hanches mais ceux là ils font pas mal au corps car ils sont offerts de bon cœur… et le coté insupportable des patients qui ne supportent pas d’être malade ou dépendant ou qui vous voudraient être traités comme des rois…
en première ligne l’infirmière et l’aide soignante aussi, on en prend plein la gueule alors qu’on donne tout , tout ce qu’on a donner, on est là pour leurs mots, leurs maux, leurs cris, et aussi après leur mort, on est encore là pour leur dépouille leur proche… mais heureusement on oubli, il ne restera que les sourires et les merci dans nos cœurs et nos corps parfois meurtris… et au fond de nous cette immense fierté d’être utile et de Donner sans compter pour un salaire de misère, pour des dimanches et des jours fériés loin de nos proches… salaire de misère pour des conditions de travails difficiles et proche ho ! très proches ! Ho ! Trop proches ! Non complètement dans le danger pour les patients !Les quotas sont merdiques nous ne sommes pas assez nombreuse par rapport au nombre ou a la charge de travail simplement ! pourtant, on continu et on donne encore et encore…moi j’aime ce métier vraiment, mais ils ne font rien là haut pour nous donner envie d’y rester…

Et puis le bonheur, la grossesse, le ventre qu’y s’arrondi… est ce que j’ai besoin de rajouter que j’ai eu droit a mon allégement du temps de travail de 1h par journée travaillé… mais une heure de moins et pas moins de travail, ce n’est pas comme au bureau on ne part pas sans avoir tout fini nous les infirmière, rares sont les collègues qui proposent de vous laisser partir et de distribuer les médocs a votre place non non…enfin il fait pas bon être enceinte en travaillant à l’hosto… je ne crois pas qu’ils aient encore fait de statistique sur la durée du congé pathologique de grossesse des infirmières… mois j’ai été arrêté au début du 5ème mois…

Puis mon grand Bonheur ma fille Bambou est arrivée et tout a été chamboulé, baby blues dépression du post partum et incapacité a exercer mon métier d'infirmière dans le service de chirurgie adulte.... impossible de côtoyer la mort aussi souvent d'aussi près.... ma sensibilité a grandi.... débordé....

il y a un an j'ai quitté l'hôpital pour travailler en crèche, le métier que je fuyais le plus, puéricultrice, m'appelle, j'ai passé le concours il y a moins d’un mois, la maternologie et la périnatalité m'interpellent m'attirent, promouvoir l'allaitement j'en rêve

(A noter Bambou a été allaitée 1an c'est elle qui a choisi d'arrêter, et je peux juste ajouter qu'on nous a mis beaucoup de battons dans les roues….Beaucoup, ça étonne les gens car à cet époque les battons dans les roues c’est des infirmières et cadre IDE qui ont mis les battons, la loi offre une heure par jour sur le temps de travail pour allaiter son enfant et il est illégal d’en empêcher la personne, et bien ça a été dur, et pour pas qu’on m’em. , j’ai mangé en 30minutes et le reste de ma pause repas été pour pourvoir faire ce qui me tenait le plus à cœur allaiter ma fille...)

Revenons en au sujet…Apres il y a le massage le langage du toucher ... mes premier massages bébé mes parents, on n'oublie pas ses choses là... ma fille adore ça....


Nous avons appris a nous connaître avec l'haptonomie et je me demande si je pourrais pas faire ça moi aussi, pour d'autres futurs parents....

je crois qu'il s'éveille en moi (ça travaille depuis presque longtemps tout ça, pas d’hier, et j’oublie pas la bidouille pour autant) tout un désir de travailler près de la naissance de son accompagnement, des massages du touché.... mais la viennent d'autres idée... le portage et les bercements... créer une atmosphère avec des huiles essentielles naturelles et biologiques cela va de soi, me former à l’aromathérapie pourquoi pas.... l'homéopathie, les plantes...

Un retour la nature aux choses simples à l'entraide....aux relations simples, Vivre à Paris ce n’est pas simple, il n’ay pas le coté spontané des visites des rencontres de l’amitié de suite l’agenda organiser planifier, longtemps à l’avance , grerrrrrr.

Et en faisant des recherches j'arrive sur les massages aux bébés faire une formation de formatrice en massage pour les bébé, intéressant non ?, les doulas... et non ce n’est pas nouveau et pleins d’autres choses...

Voilà ... je suis un peu perdue mais je crois voir vers ou je dois aller ....j'ai envie d'amener ma vie vers là...et je n’est pas envie que ce ne soit que des mots ou que des rêves et je ferai un joli feu de bois avec les battons dans les roues .

Bon allez, je cherche encore ma voie même à 31ans. et alors… pourquoi pas… je me construis.